Quelles assurances pour l’auto-entrepreneur architecte d’intérieur ?

l'assurance architecte d'intérieur L’architecte d’intérieur est un professionnel qui occupe souvent les fonctions du maître d’œuvre. Pour cette raison, il est, comme tout autre professionnel du bâtiment, soumis à certaines obligations d’assurance. En plus de la responsabilité civile professionnelle, l’architecte d’intérieur doit aussi souscrire l’assurance décennale. Comment devenir architecte d’intérieur ? Quelles assurances souscrire pour exercer cette activité professionnelle ?

Le métier d’architecte d’intérieur

Le métier d’architecte d’intérieur consiste à travailler sur des espaces très divers, comme les maisons, les appartements, les bureaux, les musées et les bâtiments commerciaux. D’après l’article 1792-1 du Code civil, l’architecte d’intérieur est « un professionnel qui interprète l’espace interne, modifie la structure, créer de nouveaux volumes, joue avec la lumière, la matière et les couleurs ». Ce professionnel du bâtiment est tenu d’aménager ou réaménager les espaces intérieurs.

Selon la nature des travaux, il peut aussi être amené de s’occuper du gros œuvre, de l’électricité, de la plâtrerie, du chauffage, de la plomberie et de la menuiserie. C’est le premier intervenant du chantier, car c’est lui qui créer des esquisses en fonction de la demande du client et des ressources disponibles. Une fois le projet accepté par le client, l’architecte d’intérieur entre en contact avec des entreprises pour réaliser l’ouvrage.

Comment devenir architecte d’intérieur ?

Plusieurs formations permettent de devenir architecte d’intérieur. Il faut détenir un niveau BAC +4/+5. Un diplôme supérieur d’arts appliqués (DSSA) en architecture intérieure, un diplôme national d’arts plastiques (DNAP), un diplôme national supérieur d’expression artistique (DNSEO) ou un diplôme d’une école architecture est nécessaire pour exercer ce métier. Il est bon à savoir que l’architecte d’intérieur peut choisir de travailler en tant que salarié, en profession libérale ou en auto-entrepreneur.

L’architecte d’intérieur et le statut auto-entrepreneur

En choisissant le statut d’auto-entrepreneur, vous dites oui à un certain nombre d’avantages. Vous profiterez d’une plus grande liberté et serez aux commandes de votre entreprise. Ce statut est intéressant, car il permet de tester une idée et de démarrer un projet. Pour devenir auto-entrepreneur, vous devez vous inscrire et attendre votre numéro de SIRET. En tant qu’auto-entrepreneur, vous aurez à réaliser vos déclarations mensuellement ou trimestriellement. La limite du chiffre d’affaires réalisable par année est de 32 900 euros.

Les assurances obligatoires de l’architecte d’intérieur

D’après les articles 1792 et 1792-2 du Code civil, tout architecte d’intérieur est tenu de souscrire la responsabilité civile et la responsabilité civile décennale.

La responsabilité civile professionnelle

L’architecte d’intérieur réalise différentes missions. En cas de dommages causés à un tiers résultant de faits attribués à sa personne, à ses subordonnés ou à ses matériels, sa responsabilité peut être engagée. Il sera alors tenu de réparer les dommages. C’est pour cela qu’il doit obligatoirement souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle. Cette garantie permet de couvrir les dommages imputables au professionnel et les frais de justice et les honoraires d’experts.

L’assurance décennale

L’architecte d’intérieur doit également souscrire la garantie décennale. Cette assurance lui est imposée, car c’est un professionnel du bâtiment soumis aux mêmes obligations en matière d’assurance. Elle couvre les malfaçons pendant 10 ans à compter de la livraison de l’ouvrage. On parle de malfaçons pouvant affectant la solidité de l’ouvrage et le rendant impropre à son utilisation. Autrement dit, cette couverture permet de rectifier les erreurs commises en finançant les travaux nécessaires.

Il faut savoir qu’en cas de non-respect de ces obligations, l’architecte d’intérieur peut encourir des peines allant de l’annulation du contrat à des peines de prison pouvant atteindre six mois. Il peut aussi être passible d’une amende de 75 000 euros.